Merci Marie Françoise N'Goran, je suis tout à fait d’accord avec le caractère réducteur d’une vision simplifiée des français qui vont “gruger” les aides sociales pour obtenir une sorte de “Revenu Universel” (RBI). Une grande partie sont obligés de jongler, pour juste arriver à s’en sortir. Les systèmes eux-mêmes nous obligent à les “tordre” pour les rendre utilisables, ou simplement “utiles”. Que ce soit en France comme en Suisse: Les processus purement administratifs sont souvent (ou parfois?) en contradiction avec le simple “bon sens”. C’est une des raisons pour laquelle je milite en faveur du RBI afin de simplifier et arrêter l’escalade de la mise en place de complications successives, dans les aides sociales et leurs contrôles, afin de réduire à un simple droit “universel à la survie, sans même devoir imposer de devoir obligatoirement prendre un emploi”. Car comme Bernard Stiegler, je pense qu’avoir un emploi, et travailler, sont deux choses différentes. Je n’ai jamais personnellement autant travaillé et produit d’heures, que depuis que je me suis retrouvé sans emploi. Mais très peu de ces heures me rémunèrent de façon satisfaisantes ou immédiates, comme ce Blog. Cela produit pourtant bien un peu de valeur ?

La nation qui prend en charge ce RBI; pourrait le faire en proportion de sa capacité (son PIB?), et en remplacement de toutes les autres aides sociales, exceptés l’aides aux handicapés. J’exclue l’assurance chômage, qui est absolument nécessaire pour les employés perdants leur emploi, au même titre que les assurances “pertes de gains”: Ce sont des assurances, pas des aides sociales. Je recommande leurs mises en place à travers des associations et fondations “non lucratives” et par métiers pour être le mieux adapté possible à leurs différentes spécificités, avec une auto-gouvernance, au lieu de les “privatiser”, et de ne surtout pas les “étatiser”, mais avec éventuellement une aide et un contrôle de l’état…

Le financement du RBI devrait aussi se faire à travers une micro-taxe sur toutes les transactions financières numériques, car les systèmes de taxes et d’impositions doivent évoluer pour prendre en compte les nouveaux paradigmes numériques. Une sorte de micro-TVA digitale.

Car actuellement, les grands acteurs numériques comme Google spolient les pouvoirs publics, en toutes légalités (de probablement près de 10 Milliards de $ par année pour Google). On voit bien que cela ne joue pas. Où se trouve les véritables valeurs “créées” par des acteurs comme UBER et Google ? Ils ne font grossièrement que déplacer et capturer des revenus qui étaient associés à d’autres acteurs, de façons certes bien plus efficaces, mais dangereusement centralisées. (Bon d’accord, sans Google toutefois, pas d’accès à la connaissance ! Vraiment, essaye donc Hulbee.com !)

La spéculation financière est devenue la gouvernance de notre humanité,

y compris dans la spoliation de nos habitats (loyers en hausse, accès à la propriété impossible, et donc enrichissement des propriétaires au détriments des travailleurs?), voir même dans l’accès à l’eau (cf. http://www.arte.tv/guide/fr/041127-000-A/nestle-et-le-business-de-l-eau-en-bouteille?country=CH) et à la nourriture (8 Milliards d’habitants, avec la permaculture nous devrions pouvoir produire de quoi nourrir 10 à 12 Milliards, et pourtant, 2 Milliards ne mangent pas à leur faim).

L’accès aux logements! Nous devrions mettre en priorité les constructions/rénovations accessibles à des coopératives et institutions “non lucratives” pour faciliter l’accès à des logements décents. Pourquoi laisser des fortunes déjà multimillionnaires, continuer de s’enrichir plus encore et d’alimenter les spéculations ?

Comment ne pas faire tomber les gens dans l’assistanat ?

Et pourquoi pas en supprimant toutes les aides sociales, sauf pour compenser des handicaps ? L’emploi imposé est-il une source d’accomplissement de soi ? Les études mentionnent plus de 70% des personnes ne trouver aucune source de “bonheur” dans leur travail. Cela reste alimentaire. En abolissant l’emploi obligatoire, au profit de travaux volontaires, plus ou moins rémunérés en fonction de l’offre et de la demande. Cela pourrait donner d’autres axes de développements personnels. Car si l’argent ne donne pas le bonheur, le manque d’argent et de se demander comment on va bien pouvoir simplement réussir à “survivre” ou nourrir sa famille, est une source certaine de frein au bonheur! Un stress que je ne trouve guère constructif ni positif, et qui peut amener multiples formes de ‘prostitutions’. C’est ce que j’appelle l’esclavage moderne du salariat, associé à un sentiment de victimisation, il peut mener au ‘terrorisme’.

Avec un TRAVAIL dont on pourrait mesurer l’apport personnel en sus des rémunérations: Vers des travaux “ingrats” très bien payés, et des activités “nobles” de moins en moins rémunérées, et quasi-bénévoles ? Ne serait-ce pas simplement plus logique ainsi ?

Vers un entrepreneuriat facilité, startupers plus libre de créer, des volontariats qui vont créer des véritables valeurs, qui pourront augmenter le PIB de la nation, en sus de son PIB (“Bonheur National Brut”)…

L’education libre

Si on veut permettre une certaine “égalité sociale”, ce n’est pas en mettant des aides pour faire des études, mais en rendant universel l’accès aux études. Nous permettrions une relative “égalité” de chance entre les humains, avec une sélection parmi les plus méritants, au lieu de sélectionner les plus “argentés”. Le nombre de places de formations devrait certainement s’adapter aux demandes, mais avec une bien plus large tolérance. Sans limites d’âges: Car le droit à se cultiver devrait être inaliénable et universel, lui aussi. Nous aurons besoin de plus en plus d’intelligences diversifiées dans les années à venir, d’automatisations de plus en plus poussées.

Il est clair, que notre nouvelle humanité digitale doit trouver de nouvelles voies !

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